Ceux et celles qui, à l'époque, auront suivi l'analyse boursière de Xavier - voir le post "Analyse sur Air Liquide" du 1er mars - n'auront eu qu'à s'en féliciter...

Le canal était encore orienté à la baisse, mais il avait amorcé une correction de tendance, qui s'est confirmée par la suite.
Après avoir testé en février et mars un support situé vers les 56 euros, qu'il a approché à trois reprises, le titre a oscillé entre 60 et 65 euros, signe d'une saine consolidation.

Anticipant l’envolée du titre, le Botraider il a pris position dès le 30 avril, à un cours de 62 euros, dans la configuration suivante :

analyse graphique action AIR LIQUIDE

Le robot jouait la cassure de la MM150 et misait donc sur un retournement de tendance durable.
Malgré des prévisions qui, cet été, laissaient présager d’une baisse du cours - laquelle a effectivement eu lieu dans la première quinzaine d’août, mais sans que cela remette en cause le courant haussier -, notre Botraider a depuis conservé le titre.

Il est vrai que la solidité du groupe, la nature récurrente de ses contrats, sa politique de réduction de coût, et son expansion sur les marchés émergents sont autant d'atouts pour contrer les difficultés que rencontre le secteur de l'industrie.

En cette fin août, notre robot perçoit un « léger signal de hausse, à confirmer », dans la configuration graphique suivante :

analyse graphique action AIR LIQUIDE

La moyenne mobile s'est redressée, et le canal est désormais clairement haussier. Si les perspectives d'une reprise économique se confirment, ce mouvement ascendant devrait se confirmer dans les mois à venir.

Néanmoins, on peut hésiter à se placer sur la valeur à l'heure actuelle.

Alors que le titre a fait un véritable bond entre la mi-juillet et le début du mois d'août, il semble éprouver quelques difficultés à briser une résistance située vers les 75 euros, et une consolidation peut s'avérer nécessaire pour lui donner un nouvel élan.

A court terme, une petite correction à la baisse pourrait donc avoir lieu, d'autant plus si le mois de septembre confirme sa réputation de "pire mois boursier de l'année".
On pourrait ainsi préférer surveiller la valeur, et rentrer autour des 70 euros.

A plus lointaine échéance, il ne fait aucun doute que L'Air liquide retrouvera la zone des 80-85 euros d'avant la crise, et qu'il ira même au-delà : à notre avis, sa stratégie de développement dans les pays émergents (telle qu'exposée dans le Document de référence 2008) n'a pas été suffisamment prise en compte par les analystes, et elle contribuera à soutenir le titre dans les deux ou trois années à venir.